150 ans pour la première station française classée de tourisme
Née de l'engouement de l'aristocratie du début du XIXe siècle pour les bains de mer venus d'Angleterre et de la découverte de son site par des artistes à partir de 1825, la station de Trouville projeta sous le Second Empire de s'étendre sur les terrains inexploités de Dosville, sur la rive opposée de la Touques. Ces derniers furent acquis en 1859 par le docteur Olliffe qui y fonda sa propre station, mettant un terme aux rêves d'extension de Trouville. Associant à son entreprise le duc de Morny, chef de file d'un puissant groupe de banquiers parisiens, il donna naissance à un projet doté d’un double programme : la création d'un lieu de villégiature qui soit également un carrefour commercial doté d'infrastructures portuaires et ferroviaires. Ils confièrent l'élaboration spatiale de la future cité à l'architecte parisien Desle-François Breney. Adepte des principes haussmanniens, celui-ci s'efforça de concevoir une organisation territoriale distincte, par son ordonnancement, de la cité de Trouville. Partiellement exécuté, le plan du Second Empire est encore visible, malgré les percées réalisées à la fin du XIXe siècle, les extensions successives et la formation d'une zone de lais de mer qui offre à Deauville un front de mer singulier. Tous les styles architecturaux s’y côtoient. Un patrimoine balnéaire aujourd’hui préservé par une ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine urbain et paysager), visité par de nombreux touristes chaque année.
Autour de constructions structurantes (casino, hippodromes, bassins portuaires, golfs, hôtellerie, …) Deauville se développe au fil des décennies s’adaptant aux évolutions du tourisme et misant sur la qualité d’accueil, avec un véritable enjeu pour ses habitants : faire vivre la ville toute l’année au-delà de la saison estivale. En 1975, la création du Festival du Film Américain est le premier pas vers le prolongement de l’activité hors saison.
Etape importante, la construction du Centre International de Deauville (CID) permet dès 1992 de se placer sur le marché du tourisme d’affaires et des congrès. On y accueille chaque année, près de 150 manifestations privées ou publiques, beaucoup d’envergure internationale comme les Festivals du cinéma, le Women’s Forum, ou encore le O.F.F. (Omnivore Food Festival).
Dans ce même esprit, Deauville achève la rénovation du Cercle, bâtiment du second Empire où l’on pourra désormais accueillir séminaires et rencontres privées, et construit un complexe équestre qui dès fin 2010 confortera son rôle de pivot au sein de la filière équine normande en développant un calendrier de manifestations équestres de haut niveau.
Enfin à l’horizon 2012, un vaste projet de recomposition urbaine verra le jour sur la presqu’île de la Touques, mettant en valeur la façade maritime de la ville autour d’un quartier vivant avec ses activités, lieux de convivialité, habitations et son calendrier nautique.
Si la ville est associée depuis sa création aux courses, au polo, ou aux ventes de Yearling, elle rayonne et attire aussi écrivains, peintres, photographes, hommes politiques…
Sous influence féminine, Deauville se joue des codes dès sa création et impose un art de vivre décontracté, différent pour l’époque et attirant toutes les gazettes. Complices ou à l’origine de cette effervescence, couturiers puis photographes et cinéastes ont, comme les peintres de plein air et les impressionnistes, puisé ici une inspiration influencée par la mer, la lumière, et l’atmosphère de la ville. De nombreuses histoires se jouent sur Les Planches, au casino, aux courses et sur la Place de la Potinière, lieu de rassemblement des années folles.
Peintures, caricatures, écrits, photographies restent et racontent l’histoire de ce « merveilleux fouilli-fouilla ». Cet esprit créatif inspire aujourd’hui à Deauville une politique culturelle ouverte, privilégiant la découverte, le partage et l’apprentissage.
En 2010, à l’occasion du cent-cinquantième anniversaire de la ville, habitants, visiteurs du week-end ou d’un jour, acteurs économiques et culturels, sont invités à co-produire, célébrer et partager l’énergie créative née de ce territoire.
ÉVÉNEMENTS À VENIR
du vendredi 07 octobre 2011 au vendredi 25 mai 2012
PROGRAMME CULTUREL 11/12
du dimanche 08 janvier au lundi 31 décembre 2012
EN 2012, LUCIEN BARRIÈRE HÔTELS ET CASINOS FÊTE SON CENTENAIRE !
du mardi 31 janvier au lundi 06 février 2012
EUROPEAN POKER TOUR 2012
L’unique étape française de l’EPT saison 8
le lundi 06 février 2012 à 18h30
CONFÉRENCE "LES ESPIONS ET LES FACES CACHÉES DU 20ÈME SIÈCLE"
le mercredi 08 février 2012 à 17h
BIBIO'TECH.LECTEURS













